Il y avait eu jusqu’à maintenant les vacances de Monsieur Perrichon, de Monsieur Hulot, celles de Monsieur Sarko… Désormais, on pourra rajouter dans ce domaine de l'exotique les vacances de Monsieur Villiers. Cette année, vous l’aurez remarqué, pour leur congé estival, les hommes politiques sont plutôt profil bas. Ils se rendent prioritairement en France et profitent de cette pause, pour se consacrer à leur loisir préféré (randonnée, plongée, alpinisme…), s’adonner à la lecture (le choix des livres emportés en vacances constitue un des arguments de référence du marketing politique) ou se ressourcer dans les campagnes profondes…
Il existe un politicien qui résolument ne suit pas cette tendance et a décidé de faire entendre sa différence : André Villiers.Dans l’article paru le 12 août dans l’Yonne, consacré aux vacances des personnalités locales, on apprend ainsi qu’il passe ses vacances sur un tracteur !!! Que fait-il ainsi juché ? Il ne le précise pas. Connaissant l’homme, on est en droit de supputer que cette déclaration n’est ni gratuite ni anecdotique. Elle annonce certainement un projet. Relancer le tourisme ? Pas sûr, dans ce registre, que les écologistes apprécient. Il indique qu’il ne quitte pas ses terres, trop de travail bien qu’il délègue, dit-il, ses fonctions de maire de Vézelay. Jusque là, tout cela aurait pu paraître délicieusement rural et sympathique. Mais la suite gâte le tableau et l’image valorisante qu’il essaye de donner de lui-même. Il part à l’étranger, donc en vacances dans son esprit, lorsqu’on lui propose une mission dans un pays qui "l’intéresse". C’est, comme on le sait, financièrement beaucoup plus avantageux. Quelles missions peut-on confier à André Villiers à l’international ? Cela ressort du mystère. Il n’est pas certain, depuis les affaires Boutin et consorts qu’évoquer les missions soit très prisé surtout si en plus, en toute bonne foi, on les assimile à des vacances…
Syndication