Dans notre précédent article (« La municipalité se bunkérise »), nous avions rapporté cette initiative prise subrepticement par la municipalité consistant à changer en catimini la numérotation de toutes les bâtisses des rues Saint Etienne et Saint Pierre. Le procédé est des plus surprenants, mais doit-il nous étonner ?
Nous avons mené notre enquête. Qu’est ce qui motive ce brusque changement ? Pour les numéros pairs il semblerait que pour d’obscures raisons cadastrales le bâtiment de l’ex église Saint Etienne (au début de la rue) doit être répertorié par 3 numéros au lieu d’un actuellement. Il porte le numéro 2. Rien de plus simple. Comme dans toutes les cités civilisées il suffit d’employer, comme il est d’usage, le bis et le ter (et non de faire passer de 2 à 6). Cette simple mesure de bon sens permettant de conserver pour tous, les numéros actuels actés par des décennies d’utilisation. Pour le côté impair c’est exactement le même problème qui concerne l’immeuble qui abrite entre autres la Poste.
Cette situation serait la résultante d’une erreur commise par la précédente municipalité qui n’aurait pas su gérer cette délicate opération. Faut-il que les habitants des deux rues paient ainsi l’impéritie et la légèreté des municipalités successives ? Changer de numéros, pour les commerçants, cela à un coût substanciel : du fait des statuts qu’il faut actualiser (déclarations…), sans oublier les papiers à lettre, factures et autres supports. …Pour les simples particuliers cela représente également à terme des inconvénients d’ordres divers.
C’est simple, refusons ce diktat fantaisiste pris sans prendre l’avis de qui que ce soit. D’après un des principes bien connu du droit français (« Possession vaut titre »)... nous pouvons garder nos numéros.
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