On nous rappelait, récemment, l’indifférence générale qui a marqué la disparition, il y a quelques mois, d’Emile Soliveau. Il était certainement la dernière figure d’un Vézelay aujourd’hui disparu. Faut-il rappeler qu’il avait été le dernier à exploiter une ferme « dans les murs » il n’y a pas si longtemps. Il s’était retiré l’âge venant, dans la maison de retraite de l’Isle sur Serein. Bénéficiaire de l’Aide sociale, ses biens immobiliers sis à Vézelay, ainsi que ses 23 ha de terres avaient été hypothéqués au bénéfice du Conseil général.
C’est là qu’intervient l’autre dimension d’Emile Soliveau qui devrait lui valoir une reconnaissance manifeste du Sénateur et Maire de la cité, j’ai dit André Villiers. En effet, en 2005 il vendait l’ensemble de ses biens pour 100 000 € à la SCI Le Clos dont les gérants étaient (et sont toujours semble-t-il) André Villiers et son épouse.
Les terres ayant été revendues rapidement à la Safer, André Villiers est devenu propriétaire de deux biens immeubles (une maison et une grange) sis l’un rue Saint Pierre, l’autre rue de l’Ecole (plus de 250 m² habitables !) pour selon les médias qui avaient pointé « la bonne affaire » (Bakchich Infos, France Bleu…) pour une somme dérisoire, lorsqu’on connait le prix des maisons à Vézelay.
En 2005, l’hypothèque ayant été levée par le Conseil général, depuis cette date jusqu’à son décès (2009), Emile Soliveau a vécu à la charge de la Collectivité c'est-à-dire de vous et moi.
Avoir permis à André Villiers de faire une telle affaire mérite une pensée émue à sa mémoire….
Il serait réalisé au pied du chevet de la basilique (voir photo). 
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